Menu

Les symboles de la fête de Pâques

Coïncidant avec l’équinoxe de printemps, les fêtes de Pâques annoncent aussi le renouveau de la nature. En adaptant certaines croyances et symboles païens de l’Antiquité, notamment l’œuf, les pays de tradition chrétienne célèbrent avec éclat la résurrection de Jésus.

Le symbolisme de l’œuf

Depuis la nuit des temps, bien des mythes racontant la vie et la création du monde évoquent l’œuf. Les phéniciens, par exemple, adoraient le créateur sous la forme de cet aliment. Selon leur légende, la nuit aurait engendré un œuf. Vers Pâques, le soleil arrive sur l’Equateur. L’œuf primitif se brise. Il donne naissance à  l’amour et au genre humain. L’œuf est également présent dans les mythologies où il est le commencement par excellence : n’est-ce-pas de Léda et du Cygne que naquit l’humanité ? On sait aussi qu’en Egypte, on échangeait des œufs multicolores dès le Xème siècle et cette coutume semble avoir été introduite en Europe avec les Turcs musulmans qui avaient hérité cette tradition des Perses. La légende finnoise est très belle également : le maître des cieux a déposé un jour un œuf sur une île mystérieuse. Or celle-ci se révéla être le genou de la déesse de l’eau : troublée par ce contact divin, elle brisa l’œuf et le prodige arriva : le bas de la coque se transforma en firmament, les minuscules débris en étoiles, les gros débris en nuages, le dessus du jaune en soleil et le sommet du blanc en lune.

Au cœur des traditions

Une autre explication moins païenne est défendue. En France, dès le moyen-Âge, une règle sévère réglementait le Carême : respectant la coutume des premiers chrétiens qui ne mangeaient pas de nourriture d’origine animale, y compris les œufs, les Français les préservaient dans des réserves jusqu’à Pâques. Les Vendredi et Samedi Saints, ils étaient bénis à l’église. Le dimanche, ils étaient servis au repas. On échangeait aussi de maison en maison des œufs teintés en rouge et en bleu : ces présents étaient un gage d’amitié ou un porte-bonheur similaire à notre actuel muguet du 1er mai. Certains étaient de réels messages entre les familles : à un paysan, on offrait par exemple, un œuf décoré d’un épi de blé pour lui souhaiter des moissons fécondes. Les pontes du vendredi Saint étaient connues pour avoir des vertus uniques : celles de se conserver indéfiniment et d’avoir des pouvoirs de guérison.

Avec Louis XIV, les œufs firent une entrée triomphale à la cour : le souverain fit bénir en grande pompe d’immenses corbeilles d’œufs dorés pour les offrir à sa famille, à ses courtisans, à ses gardes et laquais. Vers 1900, des versions en chocolat et en sucre apparurent chez les confiseurs qui redoublent aujourd’hui d’imagination pour en faire une gourmandise de choix.

 L’agneau pascal

Symbole de Pâques dans les religions juive et chrétienne, l’agneau pascal porte deux significations différentes. Chez les chrétiens, il représente le Christ (Agnus Dei, l’Agneau de Dieu). Il est associé à l’agneau sacrifié par Abraham à la place de son fils, pour racheter les pêchers des hommes. Il symbolise aussi les vertus d'innocence et d’obéissance. Chez les juifs, l’agneau pascal renvoie à un épisode de l'Ancien testament. Avant la traversée de la mer Rouge, Dieu a ordonné à Moïse de sacrifier un agneau par famille et de répandre son sang sur les portes des maisons avec une branche d'hysope, afin que l'Ange de la Mort épargne les premiers nés des Hébreux. Dans les deux religions, l’agneau est présent sur les tables de Pâques. En Alsace, un biscuit en forme d'agneau saupoudré de sucre glace est également préparé. Appelée lamala ou osterlämmele, cette douceur est censée porter chance.

Lire les articles de notre dossier Pâques

Quelles sont les origines de la fête de Pâques ?

Pâques, une fête riche de traditions

Les symboles de la fête de Pâques

Publié le 12/04/2019