Les attentes des familles face au deuil

Le cimetière de Munster. Photo archives L'Alsace / Armelle Bohn

Le cimetière de Munster. Photo archives L'Alsace / Armelle Bohn

Les professionnels doivent s’adapter aux attentes tout en garantissant aux familles la meilleure réponse à leurs vraies priorités, qui restent immuables : honorer leurs proches en étant bien écoutées et bien accompagnées.

Première priorité pour les familles, malgré les évolutions de la modernité : quel que soit leur budget, être en mesure d’honorer leurs proches comme elles le souhaitent. Tous les opérateurs funéraires sont à même de proposer une offre correspondant à un budget minimum, soit environ 1500 euros (correspondant aux prestations de base : cercueil, porteurs, corbillard, opération d’inhumation ou de crémation et formalités administratives). Pour que les familles puissent faire leur choix librement et de façon éclairée, les professionnels du funéraire et les pouvoirs publics ont construit un modèle de devis, qui doit être obligatoirement fourni aux familles. Il détaille les prestations obligatoires, les prestations optionnelles et les frais non imputables aux entreprises funéraires mais qu’elles règlent à des tiers (avis dans la presse, achat de concession, frais de culte, taxes municipales, vacations…). Les professionnels ont engagé une réflexion sur ce modèle, pour améliorer encore sa lisibilité, au bénéfice des familles.

Etre bien accompagné, conseillé et écouté

Le tabou de la mort et la baisse des solidarités conduisent de plus en plus les professionnels à accueillir des familles en état de choc. L’étude* «Les Français et la Mort», réalisée par le sociologue Tanguy Châtel pour la Confédération des Professionnels du Funéraire et de la Marbrerie, l’a bien montré : face à l’épreuve, les familles attendent des professionnels une compétence élargie face à la complexité croissante des opérations (multiplication des options, démarches administratives) mais surtout une grande qualité d’écoute et d’accompagnement. Bien conscients de ces priorités, qui correspondent à leurs missions primordiales et à leur vocation, les professionnels du funéraire ont oeuvré pour garantir la qualité de leurs services.
Ainsi, pour exercer les fonctions de conseiller funéraire, il faut depuis le 1er janvier 2013, être titulaire d’un diplôme national, obtenu après avoir suivi une formation renforcée ; celle-ci met l’accent sur les attentes des familles (psychologiques, symboliques…) et sur les connaissances réglementaires et professionnelles. Par ailleurs, des entreprises funéraires ont engagé des processus de certification garantissant une qualité d’accueil et de prestations. Et pour rester à l’écoute de la société, la CPFM a créé, en partenariat avec la Société de thanatologie, le comité national d’éthique du funéraire (composé de sociologues, philosophes, historiens, responsables des cultes…).

Source : Les Dernières Nouvelles d’Alsace
 

le 15/01/2016 à 10:42

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