Les étapes du deuil

Cimetière à Colmar. Photo d'archives L'ALSACE / Y.B.

Cimetière à Colmar. Photo d'archives L'ALSACE / Y.B.

Quand nous perdons un être cher, nous vivons un choc terrible. Un peu de nous meurt avec lui. Après cet événement, il faut un certain temps pour traverser des étapes qui nous permettent de renaître à la vie.Quelles sont ces étapes du deuil ?

Les étapes du deuil sont incontournables. Chacun y passe plus ou moins rapidement. Le deuil peut durer un à deux ans, mais parfois de nombreuses années. Tout dépend des circonstances, de notre histoire à chacun, de notre capacité à réagir... Le processus du deuil passe donc par plusieurs étapes.

Le choc du deuil

Le moment du choc est une période de changement très profond. Il y a un avant et un après le deuil. Après, plus rien ne sera jamais comme avant. C’est le moment source du traumatisme. On se rappellera ensuite souvent tous les détails de ce moment, l’heure de la journée, la musique que l’on écoutait, les mots exacts qui nous ont appris la nouvelle du deuil... Tout cela restera gravé par l’émotion extrême qui nous tombe dessus à cet instant.

Le déni du deuil

« Ce n’est pas vrai » ; « Ce n’est pas possible ». Le choc de l’annonce est si terrible qu’il nous est sur le moment impossible de l’accepter. Ce refus de la réalité est un mécanisme de défense qui nous permet de tenir le coup, de rester debout. Cette réaction est normale quand elle ne dure pas. Être confronté à la réalité de la mort, au corps de la personne décédée, peut être important pour passer ce cap. C’est un moment qui compte beaucoup pour les proches.

La colère liée au deuil

Pourquoi lui ? Pourquoi moi ? Devant l’impossibilité de répondre à ces questions, la colère monte. Ce n’est pas juste. Comme il est impossible encore d’accepter le deuil, la colère survient, comme pour se battre, se défendre. La colère peut être tournée vers soi, vers la personne décédée (Pourquoi m’a-t-elle fait ça ? Pourquoi est-il parti ?), vers l’entourage ou l’équipe soignante... C’est un processus naturel et éprouver du ressentiment envers la personne que l’on a perdue n’est pas un signe de manque de cœur. Au contraire, c’est un signe de réactivité exacerbée.

L’abattement, la tristesse du deuil

Les réactions affectives, exacerbées à la phase de colère, évoluent vers l’anesthésie affective. Elle permet de supporter la douleur. Le choc est passé, on n’est plus dans le déni, la colère s’en est allée, reste la tristesse très profonde. On peut alors pleurer, faire des rêves qui parlent de l’absence. La souffrance est liée à la conscience réelle de la perte que l’on a subie.

Cette période se produit parfois assez longtemps après le deuil lui-même, parfois quelques années si l’on est longtemps resté aux stades précédents. Les rites sont alors souvent d’un grand soutien pour continuer à avancer.
Ce stade peut aller jusqu’à la vraie dépression, avec parfois un désir de mourir pour rejoindre la personne que l’on a perdue.

Le retour progressif à un état émotionnel normal, l’acceptation

Progressivement, l’humeur se régularise. La personne en deuil retrouve par moment son goût de vivre. Elle peut, petit à petit, penser à la personne disparue, avec tristesse mais avec de moins en moins de douleur insupportable. Et puis, elle est capable de recul pour penser à la fois aux qualités et aux défauts de la personne décédée.

le 15/01/2016 à 10:42

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