Rapatrier la dépouille d’un être cher

Lorsqu’un proche décède à l’étranger, ou lorsque que l’on veut rapatrier à l’étranger un défunt décédé en France, les démarches sont plus complexes, car d’autres éléments s’ajoutent au seul deuil et à la fixation des obsèques. Voici quelques démarches à suivre.

Laurent DUFRENEY

Laurent DUFRENEY

Lors d’un décès a l’étranger Si l’on était en compagnie du défunt, il faut rapidement prévenir la police ou les autorités locales du lieu du décès, et prendre contact avec le consulat ou l’Ambassade de France. La seconde chose à faire consiste « à joindre d’urgence son assistance » explique Didier Gautun, directeur des rapatriements à OGF (réseau de plusieurs pompes funèbres dont PFG ou Roblot). «Trop de gens ignorent qu’ils sont assistés plusieurs fois pour le rapatriement décès : via son tour operator mais aussi par sa carte bleue (même si le voyage n’a pas été payé avec), l’assurance habitation et même l’assurance auto. » Une fois jointe, l’assistance fait la majeure partie du travail. Pour l’entrée sur le territoire français, elle demandera à la famille un état civil du défunt, une demande de rapatriement et une autorisation d’accueil du corps délivré par la mairie du lieu d’inhumation. Le prestataire local fait le reste. Le rapatriement implique une mise en bière hermétique, métallique et close (pas de hublot) pour le transport aérien. L’assistance prend en charge une grande partie du coût de ce rapatriement. Pour une inhumation à l’étranger Après avoir obtenu la déclaration de décès à la mairie du lieu du décès, on joint une agence de pompes funèbres qui prendra en charge toutes les démarches ainsi que l’accueil dans le pays étranger choisi. Les papiers supplémentaires sont un Procès Verbal de mise en bière et de soins de conservation dressés par la Police nationale, ainsi qu’un certificat de non contagion signé par le médecin. Si le pays choisi n’appartient pas à la Convention de Berlin, il faut se rendre au Consulat du pays d’accueil pour une Autorisation d’entrée du territoire. Les assisteurs peuvent même prendre les billets d’avion pour les familles, qui préfèrent généralement voler dans le même avion Pour les urnes funéraires On doit impérativement faire des démarches de « Transport d’urnes », obtenu avec l’acte de décès et le PV de crémation. Une urne peut voyager dans les bagages.

 Ariane DOLLFUS    « La facilité des procédures nous a surpris » Luna est française, d’origine malgache. Au décès de son beau frère, sa soeur a souhaité inhumer son mari à Madagascar. «C’est un rituel important pour les Malgaches de revenir au pays pour y être enterré, ce qui explique qu’il existe même des mutuelles spécialisées dans les rapatriements vers Madagascar. Les pompes funèbres françaises se sont occupées de tout. La facilité des procédures nous a surpris. Il a juste fallu obtenir par nous mêmes le certificat de décès établi en France, ainsi qu’un permis d’inhumer délivré à Madagascar. Les pompes funèbres ont également pris nos billets d’avion. Le prix du rapatriement d’un cercueil est relativement cher : 1900 € pour un aller simple, alors que mon billet en tant que passager coûtait 1000 € aller retour. Le plus compliqué, lors de ces obsèques, ce fut le timing. Il fallait que le cercueil arrive très tôt au fret de Roissy, dès 11h30, pour un vol la nuit suivante. Alors, ce fut la course pour pouvoir faire, auparavant, une cérémonie religieuse en banlieue parisienne. Mais arrivé sur place, nous avons eu enfin du temps, et avons pu rouvrir le cercueil afin d’enterrer notre défunt directement en terre, comme le veut la coutume malgache. »

Propos recueillis par A.D.

le 15/01/2016 à 10:30

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