28/10/2010 11:23

RhôneAlpes et PACA, repères de longévité

Ici, la population vit légèrement plus longtemps que le reste de la France. Un taux de longévité qui s'explique par des comportements à risques moindres.

Laurent DUFRENEY

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La région Rhône-Alpes reste la deuxième région la plus peuplée de France, après l’Ile-de-France. Depuis l’an 2000, la croissance de la population s’est même accélérée et au 1er janvier 2009, la population de la région était estimée à 6 160 000 personnes. Rhône-Alpes a

ainsi gagné 514 000 habitants depuis 1999, soit un rythme de progression de
0,9 % par an, plus rapide que dans les années 90. Ce dynamisme démographique
rhônalpin s’explique à la fois par l’excédent naturel (plus de naissances
que de décès) et par le solde migratoire positif (plus d’arrivées que de départs).
Malgré l’allongement de la durée de la vie, le nombre de décès est néanmoins en
augmentation depuis 2006, comme au niveau national, du fait du vieillissement
de la population. En effet, la part de la population de moins de 40 ans est passée de 55%en 1999
contre 52%l’année dernière. Concernant les personnes de plus de 60 ans, le taux est passé de 19 % à 21 %, avec une progression particulièrement marquée des plus âgés : en 1999, les 75 ans et plus représentaient 6,5%de la population rhônalpine contre 8 % en 2009.
 
Dans le peloton de tête
Concernant l’espérance de vie, Rhône-Alpes est dans le peloton de tête : 84,5 ans pour les femmes et 77,6 ans pour les hommes. On explique une telle longévité par des comportements à risque moindres
que dans le reste de la France : la consommation d’alcool ou de tabac sont, par exemple, plus faibles
que dans d’autres régions françaises. Les Rhônalpins sont aussi plus sportifs que les autres Français, surtout dans les deux Savoie. Concernant les causes de décès, elles sont néanmoins
les mêmes que dans le reste de l’hexagone : tumeurs, maladies cardiovasculaires
et pathologies respiratoires. Cependant, la région affiche une fréquence
de cancers plus faible que la moyenne nationale, notamment pour les tumeurs
du poumon et du sein.
 
F.R.

On vit plus vieux en PACA que dans le reste de la France
Au 1er janvier 2009, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur comptait près de 5millions d’habitants
(4 940 000). C’est la troisième région la plus peuplée de France, après l’Ile de France et Rhône-Alpes.
Sa population a progressé nettement plus vite que la tendance nationale depuis 10 ans : environ 45 000 habitants chaque année. Cela correspond à un rythme annuel de croissance de 0,9 %, nettement au-dessus de la tendance nationale (+ 0,7 % par an en France métropolitaine). La région se positionne ainsi au sixième rang des régions métropolitaines en matière de dynamisme démographique sur cette période. Si les naissances en PACA dépassent les décès, ceux-ci augmente
nt néanmoins depuis trois années, surtout dans trois départements: les Alpes de Haute Provence
(où les décès dépassent le nombre de naissances), les Hautes-Alpes et le Var (dans ces deux derniers départements, le solde naturel, bien que positif, est en net recul). Au cours des dix dernières années, l’espérance de vie à la naissance en PACA a progressé de trois mois et demi en moyenne chaque année pour les hommes et d’un peu moins de deux mois pour les femmes. Dans la région, on vit donc désormais un peu plus vieux que dans le reste de l’hexagone : sept mois de plus pour les hommes et quatre mois de plus pour les femmes. Ces statistiques s’expliquent : les employés sont très nombreux dans cette région, ainsi que les cadres. Or on sait que le poids des différentes catégories socioprofessionnelles explique en grande partie les disparités d’espérance de vie : les ouvriers, moins
présents en PACA, ont une espérance de vie moindre. D’autres phénomènes comme les habitudes de vie et l’offre de soins semble concourir à cette différence avec le reste de la France, mais dans une moindre mesure.

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